Audition en commission des affaires culturelles, de M. ATCHER, directeur général du comité d’organisation de la Coupe du monde de rugby en 2023.

Les grands événements sportifs ne pourraient avoir lieu sans le concours permanent des clubs professionnels, mais aussi amateurs, qui jouent un rôle essentiel de pépinière pour les futurs champions et les futures championnes, et contribuent à faire connaître les différents sports partout sur le territoire. A l’aune de ce constat, il semble totalement justifié d’exiger en retour qu’une partie des recettes générées et des investissements réalisés dans le cadre de ces événements sportifs bénéficient à toutes les fédérations concernées.
Lors de l’audition en commission des affaires culturelles et de l’éducation, de Monsieur Atcher, j’ai eu l’occasion de l’interpeller au sujet des retombées sociales et structurelles attendues lors de cet événement :
 
« L’obtention de la Coupe du monde du rugby en France en 2023 donne à notre pays l’opportunité de faire rayonner le rugby français internationalement et nationalement, et d’offrir des retombées de développement de la pratique rugbystique sur tout notre territoire.

On parle énormément de l’héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris en 2024, celui de la coupe du Monde de rugby doit également nous préoccuper. La France a désormais un peu plus de quatre ans pour organiser l’évènement et anticiper les retombées qui seront générées. Ainsi, je salue la création d’un « Comité Héritage », qui je l’espère, ne sera pas un simple élément de communication et respectera les objectifs fixés en se faisant le garant de la réalisation de vos enjeux.

Vous l’aurez compris, j’aimerais aujourd’hui vous questionner sur les retombées sociales et structurelles entre autres, suscitées par la coupe du monde de rugby 2023.

Le rapport d’activité du Groupement d’Intérêt Public (GIP), qui coordonne la mise en œuvre de cette coupe du monde, souligne le fait que 100% des bénéfices seront « intégralement reversés pour le rugby ». En substance il est précisé que « le boni de liquidation servira au développement et à la promotion de la pratique du rugby sur l’ensemble du territoire national ». Dans les faits, cela semble aller dans la bonne direction. Toutefois, pouvez-vous nous éclairer sur les points suivants : 

  • L’élément qui ressort en 2ème position d’un questionnaire que vous avez adressé aux clubs amateurs au sujet de leurs « attentes » et « besoins primordiaux » s’avère être « la création ou la rénovation des terrains de rugby ». Cette requête s’inscrit-elle dans votre cahier des charges et dans quelle mesure va-t-elle pouvoir aboutir ?
  • Le ministère de l’Education nationale, avec le Comité d’Organisation, a d’ores et déjà lancé un chantier inscrit dans le Plan Choral afin de « permettre à plusieurs milliers d’élèves de chanter l’hymne d’un pays durant la compétition ». D’autres mesures plus ambitieuses en terme d’accès à la pratique et au développement des connaissances du rugby en milieu scolaire seront elles portées aux côtés du Ministère ? 
  • Enfin, concernant l’héritage, des améliorations structurelles, en terme d’infrastructures, devront être réalisées pour accueillir la Coupe du monde de manière optimale. Pouvez-vous nous indiquer lesquelles s’il y a lieu et dans quelles mesures ces équipements seront-ils pérennisés ? »