J’ai attiré l’attention du Ministre de la Culture Frank Riester sur la nécessité de répondre aux inquiétudes sociales et économiques des intermittents du spectacle, dans le contexte pandémique de la crise du Covid-19.

Le monde du spectacle vivant a été profondément touché par les mesures relatives à l’état d’urgence sanitaire. Il a été l’un des premiers à devoir cesser son activité et il sera sans doute dans les derniers à pouvoir la reprendre. 

L’annulation des représentations, des festivals et la fermeture durable des théâtres ont des conséquences dramatiques. Le secteur repose en effet sur le recours massif à des contrats précaires, notamment ceux des salariés intermittents du spectacle. Le statut de ces techniciens et artistes du spectacle, du fait du caractère discontinu de leur activité, leur permet de toucher l’assurance-chômage pour leur assurer un revenu pendant les périodes creuses, mais à la condition d’accomplir 507 heures de travail sur une période de référence de 12 mois. Or, l’arrêt de leur activité produit une perte sèche sur des heures déjà programmées, ce qui menace concrètement le versement des indemnités. Malgré la neutralisation de la période du confinement dans le calcul de la période de référence ouvrant droit aux indemnités chômages, la majorité des intermittents risquent donc d’arriver en fin de droits à la fin du confinement. 

Ainsi, alors que les intermittents se retrouvent abandonnés à leur propre sort, soumis à une situation précaire source d’anxiété et d’insécurité économique, M. le député Michel Larive demande au ministre de la culture d’agir efficacement et urgemment pour les protéger. Il faut garantir un renouvellement généralisé et une ouverture des droits à l’assurance-chômage pour l’ensemble des intermittents du spectacle, alors que ces derniers n’auront pas la possibilité de retravailler et que les projets artistiques sont reportés.