J’ai attiré l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation de Jorge Acosta Orellana, leader et fondateur du syndicat ASTAC.

« Le syndicat ASTAC rassemble les travailleurs et travailleuses de la banane, un secteur-clé de l’économie équatorienne qui emploie environ 200 000 personnes dans la production et dans l’exportation. Le syndicat a rapporté des violations des droits humains récurrentes dans le secteur, confirmées par la rapporteuse spéciale mandatée par l’ONU lorsqu’elle parle de « conditions [de travail] proches de l’esclavage ». De ce seul fait, le syndicat fait aujourd’hui face à une campagne de criminalisation de son action en faveur des droits sociaux et des droits humains.
D’abord, les travailleurs appartenant à ASTAC sont régulièrement menacés par des licenciements, du seul fait de leur adhésion. Ensuite, Jorge Acosta Orellana lui-même a été l’objet de plaintes fondées sur des motifs fallacieux (« panique économique », « violation de la vie privée »). Ces plaintes ont pour but et pour conséquence d’affaiblir l’organisation syndicale, alors même qu’elle se battait sur le terrain pour la réintégration de 44 personnes licenciées en bloc suite à leur adhésion à ASTAC.

Alors que le procès de Jorge Acosta se tiendra le 28 février 2020, il lui demande quelles actions il serait possible d’entreprendre pour faire cesser ce harcèlement judiciaire. Il l’invite à contacter les autorités équatoriennes et à œuvrer pour la défense des droits syndicaux, économiques et sociaux. »