Mercredi 16 octobre 2019, dans le cadre de la 141ème Assemblée Générale de l’Union Interparlementaire (UIP), j’ai été auditionné par le comité exécutif, au sujet de ma proposition de créer un groupe de travail sciences et technologies.

Après délibération, le comité exécutif a validé à l’unanimité la création de ce nouveau groupe de travail, porté en mon nom par la délégation française. Fondateur de cette entité, je suis très satisfait de la prise de conscience des plus grandes organisations internationales représentatives comme l’UNESCO ou scientifiques comme le CERN qui m’ont apporté leur soutien durant cette année et demi de négociation pour sa construction. 

Les progrès scientifiques et technologiques s’accélèrent et provoquent des changements civilisationnels qui touchent ou vont toucher tous les êtres humains. Ils altèrent ou vont altérer les relations entre les êtres humains, leurs rapports à l’environnement et leur façon d’être. Les parlementaires sont les représentants légitimes des peuples du monde. Il doivent s’interroger sur l’innovation technologique et les progrès de la science, afin qu’ils puissent bénéficier au plus grand nombre. Ils ont également la responsabilité de veiller à l’éthique des usages de la science et des technologies, et d’établir un cadre juridique pour s’assurer que les machines et les technologies ne prennent pas le dessus sur l’être humain et ne soient pas conçues à son détriment. 

Le premier sujet de réflexion du groupe de travail devrait donc logiquement porter sur l’élaboration d’une charte éthique internationale de l’utilisation et de l’application des technosciences. L’objectif est de prévenir tous risques de dérives sociétales et culturelles qui pourraient être imposées aux peuples du monde par quelconques entités, commerciales, gouvernementales ou spirituelles. Pour ma part, je m’efforcerai de porter par tous les moyens qui me seront donnés, une vision humaniste et écologique, et je proposerai que le déploiement des nouvelles technologies soit toujours considéré au regard de la dignité et de l’intégrité des êtres humains, ainsi qu’à celui de la protection de l’environnement.

Afin d’avoir une vision globale du sujet et ne négliger aucune piste, je travaille actuellement sur la création d’une plateforme numérique qui permettra de recueillir les contributions de chaque personne souhaitant faire part de ses idées et alimenter le débat pour la création d’une charte éthique de l’usage des technosciences. Cette plateforme sera mise à disposition de toutes personnes souhaitant alimenter le débat.