Début décembre, le Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, a signéune circulaire concernant les élections municipales de mars prochain. Le texte, adressé aux préfets, prévoit de ne plus attribuer de couleur politique aux communes de moins de 9000 habitants, ce qui représente 96% des communes. Il s’agit clairement là d’une manipulation gouvernementale tendant à minimiser le vote sanction des français aux prochaines échéances électorales.
J’ai donc interpellé
 Christophe Castaner à l’occasion des questions au gouvernement du mardi 28 janvier 2020.

” Monsieur le Ministre, Le vote de plus d’1 électeur sur 2 ne sera pas considéré au soir du 1er tour des élections municipales ! Votre circulaire enjoint aux préfets de ne classer que les listes des villes de plus de 9000 habitants !  Dans mon département, par exemple, sur 332 communes, seules 2 seront comptabilisées : Pamiers et Foix. Interpellé la semaine dernière par votre collègue de la majorité Bruno Questel, vous affirmiez satisfaire une demande de l’AMF et de l’AMRF. Vous avez sûrement mal lu leurs communiqués de presse. Ces associations de maires ne demandent pas d’éclipser 96% des communes ! Elles veulent, au contraire, conserver le seuil actuel de 1000 habitants ou, au plus, l’augmenter à 3500. Monsieur le Ministre, maintenant que les volontés des maires de France sont clarifiées, êtes-vous disposé, comme vous le demande l’AMF, à retirer votre circulaire et à revenir au seuil de 1000 habitants ? “

Réaction suite à la réponse de M. Castaner :

” Vous ne répondez pas à ma question, Monsieur le Ministre. Les observateurs en sont persuadés maintenant, les élections municipales seront l’occasion d’exprimer un vote-sanction contre la politique de votre Gouvernement. Votre circulaire a donc pour unique objectif de minimiser l’impact de la défaite électorale qui s’annonce pour la République en Marche ! Sous couvert de “liberté” des candidats, vous allez brouiller les clivages politiques et manipuler les résultats électoraux. En vous préoccupant uniquement des zones urbaines, vous reléguez au second rang l’autre France, celle des invisibles, celle des ronds-points toujours jaunes. Votre action politicienne participe de l’aggravation de la fracture sociale, toujours plus grande, qui s’installe dans notre pays. ”