Depuis le début de son quinquennat, Emmanuel Macron et son gouvernement n’ont eu de cesse de détricoter nos acquis sociaux. 

J’ai tenté, avec le groupe parlementaire de la France insoumise, de proposer des alternatives, mais rares sont les amendements qui trouvent grâce auprès des élu·e·s de la majorité. Après la casse du code du travail entreprise dès 2017 par le Gouvernement et l’augmentation de la CSG pour les retraité·e·s entre autre, le gouvernement s’en est pris aux personnes à mobilité réduite avec la loi ELAN, qui a réduit considérablement le pourcentage de logements neufs prévoyant les normes d’accessibilité nécessaires à l’accueil de cette population. La suppression de l’ISF ou la diminution des APL sonnent comme l’aveu d’un choix de société préférant avantager l’oligarchie, au détriment du plus grand nombre. 
Quant au budget prévu pour 2019, il poursuit la politique de casse des services publics voulue par ce gouvernement. Alors que celui-ci se délabre, les moyens qui lui sont alloués ne sont pas à la hauteur des enjeux de société à venir et le nombre de fonctionnaires a encore été revu à la baisse. 
Nos valeurs républicaines ne cessent d’être bafouées. Prenons l’exemple de la loi Asile et Immigration. Ce texte liberticide aggrave les conditions de rétentions des migrant·e·s en instaurant l’allongement de la durée de rétention à 90 jours, la possibilité de placer des enfants en rétention pour une durée identique, la systématisation des mesures de bannissement, la complexification des procédures, le fichage des mineur.e.s isolé.e.s ! 

Ceci n’est qu’un échantillon des lois sur lesquelles nous avons dû travailler cette année. Nous savons désormais que nous devons nous attendre à tout avec cette majorité hors sol qui semble vouloir garder le cap qu’elle s’est fixé, celui de la déstruction de notre pacte républicain.