Dans le cadre des élections européennes, j’ai eu le plaisir d’accueillir dans notre département Anne-Sophie Pelletier et Marie-Nöelle Lienneman pour une réunion publique sur les services publics.

Cette problématique est de taille en Ariège. Notre département est touché de plein fouet par la désertification. Selon un diagnostic de 2015, 13,7 % de la population se situe en zone blanche au niveau des services de proximité (qui représentent 13 services dont la boulangerie, l’école, le médecin généraliste, etc.), et 15 % au niveau des services intermédiaires (qui désignent 11 services dont le collège, le supermarché, ou encore le médecin spécialiste).

Dès son élection, Emmanuel Macron et son gouvernement avaient annoncé un plan d’austérité qui prévoyait la suppression de 120 000 fonctionnaires. Le plus grand plan social du quinquennat ! C’est pourtant le contraire qu’il serait nécessaire de faire : embaucher des fonctionnaires afin que notre service public soit géré au mieux et que les utilisateurs puissent en bénéficier de façon optimale. Cette destruction massive aura un impact dramatique sur la cohésion sociale de notre pays. Détruire nos services publics revient à priver les français d’un quart de leur consommation de biens et services. Les services publics sont le patrimoine de celles et ceux qui n’en ont pas.

Au niveau européen, nous devons sortir des règles d’austérité des traités, qui justifient des coupes budgétaires dans les écoles ou la santé. Il est impératif d’arrêter l’ouverture à la concurrence et la privatisation, d’abroger les directives de libéralisation du ferroviaire, de l’énergie et développer notre modèle de service public. Ces derniers mois, les françaises et les français ont pris conscience de cette catastrophe qui s’annonce. Pour stopper ces destructions, nous devons être toutes et tous mobilisé·e·s dimanche pour dire “Stop” à l’Europe de Macron, de Merckel, et de tous ces libéraux partisans de l’extrême marché et de l’extrême concurrence !