Communiqué – Maintien du poste d’infirmier de nuit à l’EHPAD du Bariol.

Au cours du mois d’avril 2018, j’ai été interpelé par le collectif des bandeaux blancs, et par les représentantes du conseil de vie sociale (CVS) de l’EHPAD du Bariol à Pamiers, concernant le projet de mutualiser le poste d’infirmier de nuit avec deux autres EHPAD.

Lors de mon entrevue avec la directrice de l’ARS Occitanie le 14 mai, j’avais argumenté en faveur du maintien de ce poste. J’avais attiré son attention sur le fait que l’EHPAD du Bariol est le seul établissement du département à disposer d’une unité d’hébergement renforcée (UHR), ce qui nécessite une vigilance particulière. Par ailleurs l’un des enjeux de la situation était aussi de contribuer à désengorger les urgences. En effet, la Fédération Nationale des Associations de Directeurs d’Établissements et Services pour Personnes Âgées estime que la présence d’un infirmier de nuit en EHPAD permet de réduire en moyenne de 37% le nombre d’hospitalisation aux urgences. J’avais rappelé aussi, que suite aux conclusions de la mission flash sur les EHPAD, co-présidée par ma collègue députée Caroline Fiat, la Ministre de la Santé Agnès Buzyn avait promis une enveloppe de 10 millions d’euros pour renforcer la présence des infirmiers de nuit dans les EHPAD. 

Le 14 juin dernier, à ma demande, lors d’une séance de questions au gouvernement, ma collègue Caroline Fiat avait interrogé la Ministre de la santé sur la situation du Bariol (intervention à retrouver ici http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-364QOSD.htm). De leur côté, les représentantes des familles ont interpellé plusieurs fois les autorités par courrier, et lors de réunions du conseil de surveillance au CHIVA. Elles se sont mobilisées depuis plus d’un an-et-demi, avec le collectif des bandeaux blancs et les syndicats, pour dénoncer la situation.

Je me réjouis donc aujourd’hui d’apprendre que le nouveau directeur général de l’ARS Occitanie se prononce en faveur du maintien d’un poste d’infirmier de nuit à l’EHPAD du Bariol, et je félicite vivement toutes celles et ceux qui ont contribué à sauver ce poste, car l’enjeu était bel et bien la sécurité des résident·e·s et le respect de leur dignité.