Vendredi 19 avril, je me suis rendu à l’école Saint-Alary de Saint-Girons pour soutenir les parents d’élèves et le directeur, rassemblés contre la fermeture d’une classe prévue à la rentrée prochaine.

Dans cette école où tout semble fonctionner à ravir, cette suppression annoncée ne fait état que d’un calcul comptable au détriment des enfants. Il est tout de même aberrant de constater que dans cette école d’un quartier prioritaire, avec une classe d’inclusion (ULIS) en sureffectif, on puisse programmer une fermeture. Notre gouvernement a annoncé qu’il souhaitait supprimer 120 000 postes de fonctionnaires d’ici 2022. Le plus grand plan social du quinquennat ! Et l’Education Nationale ne sera évidemment pas épargnée.

Avec la loi Blanquer pour une « Ecole de la confiance » rien n’ira en s’arrangeant. Dans une dangereuse logique d’économie budgétaire, certaines écoles primaires auront la possibilité d’être regroupées avec le collège de leur secteur. Cela aurait un impact sur le temps de trajet des élèves mais aussi et surtout sur les petites communes rurales, où l’école est parfois le dernier service public. Qui viendra s’installer dans nos vallées s’il n’y a plus d’école pour faire vivre la commune ?

L’argent versé aux écoles ne doit pas être perçu comme étant une dépense, mais bien comme un investissement pour les générations à venir.