Du 25 juillet au 15 août se tenait la 41e édition du festival Jazz in Marciac. Fondé en 1978 par quelques passionnés de musique jazz, ce festival est aujourd’hui mondialement reconnu. Marciac n’est qu’un petit village rural abritant à peine 1236 âmes. Mais cette année encore, durant 3 semaines, l’événement aura attiré au total plus de 250.000 personnes. Environ 1.000 bénévoles, venus de la France entière, se sont mobilisés pour l’organisation. Parmi les têtes d’affiche de l’édition 2019 se trouvaient entre autres Sting et Jackson Five.

Le festival Jazz in Marciac joue un rôle majeur pour le département du Gers, touché comme l’Ariège par le phénomène de désertification rurale. Au-delà du bénéfice économique ponctuel que retirent de nombreuses entreprises locales de l’afflux  considérable de visiteurs, le festival Jazz in Marciac participe à la cohésion sociale du territoire en s’inscrivant dans une démarche globale de démocratisation culturelle et contribue à offrir des perspectives pour la jeunesse.

L’association qui gère le festival programme des événements culturels tout au long de l’année. De plus, en lançant des formations de musique Jazz au collège de Marciac, rebaptisé Aretha Franklin, l’association a largement contribué à améliorer l’attractivité de l’établissement, qui se trouvait en déclin et menaçait de fermer. Le collège, qui s’est doté d’une section jazz, attire désormais des élèves venus de tout le département et même bien au-delà.
 
Cette année encore, j’ai souhaité faire honneur aux organisateurs et aux nombreux bénévoles qui permettent à Jazz in Marciac d’exister. Le Président et fondateur Jean-Louis Guilhaumon m’a reçu, et nous avons pu échanger sur les enjeux culturels en territoire rural. Outre les bénévoles et les nombreux exposants rencontrés au cours de mes déambulations sur le site du festival, mon déplacement à Marciac fut aussi l’occasion de rendre visite à certains acteurs culturels locaux, les galeries d’artistes, et aussi le directeur du cinéma Europe de Plaisance du Gers, qui lui est venu jusqu’à moi pour partager un dîner, accompagné de quelques insoumis.e.s locaux. Enfin, je ne pouvais repartir sans organiser une nouvelle rencontre en culture insoumise, qui fut l’occasion de présenter au public notre projet en matière de politiques culturelles et d’échanger avec les nombreuses personnes présentes sur le sujet. Merci aux insoumis.e.s du Gers pour leur accueil, pour l’organisation de mon séjour, et pour m’avoir accompagné durant ces trois jours.