Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême est un évènement désormais incontournable du paysage culturel français et au delà. J’ai profité de cette 46e édition pour aller à la rencontre des artistes, éditeurs, et autres professionnels de la Culture présents à l’occasion.

Avant d’entamer la déambulation dans les nombreux stands présents à l’évènement, j’ai fait la connaissance des insoumis·es du groupe d’action de Charente et de Manon Herraez, auteure de deux volumes de la bande dessinée Insoumission. Avec les membres du livret Culture de la France insoumise, nous sommes entrés dans le vif du sujet, à la découverte des oeuvres proposées, avec un passage incontournable par la bulle “Manga city” sur le stand Glénat, éditeur de la lauréate du prix de la ville d’Angoulême Rumiko Takahashi. Ce genre est en pleine expansion en France, puisque plus d’une bande dessinée sur trois vendues est un manga.
Puis, nous avons fait un passage par la bulle “Bien, monsieur”, revue politique engagée où s’exprime une quinzaine d’auteur·e·s, et qui a remporté à Angoulême le Fauve de la BD Alternative 2018. Une belle découverte ! Nous avons poursuivi par l’espace “nouveau monde”, à la rencontre de petits éditeurs angoumoisins indépendants : Dédales, BDA2, Rutabaga, ou encore Polystyrène.

Durant le festival, j’ai pu évoquer la future proposition de loi que je présenterai prochainement à l’Assemblée. Il s’agit d’instituer un fonds de soutien à la création artistique. Cette proposition a largement été approuvée par les principaux intéressés et les professionnels du milieu culturel avec qui j’ai pu en discuter. J’ai également pu développer ce propos lors de la réunion publique, que j’ai tenue le lendemain de mon arrivée, à Gond-Pontouvre. Il est primordial de donner enfin un statut social aux créatrices et créateurs et rompre définitivement avec la situation actuelle d’extrême précarité des auteur·e·s par une taxation de l’exploitation lucrative du domaine public commun. À la majorité d’apporter ou non, lors de notre niche parlementaire de février prochain, leur soutien aux créatrices et créateurs.
L’autre volet que nous avons pu aborder pendant le festival a été celui de l’enseignement des arts de l’image, qui est en pleine expansion, notamment à Angoulême. Ce développement bénéficie d’ailleurs aussi au cinéma : l’équipement de la ville et des établissements publics d’enseignement en matériel et studios est souligné par René Pilato, un insoumis charentais, lui-même enseignant. Dans une ville frappée par une violente déprise industrielle dans les années 80-90 (fermetures de Télémécanique, SAFT…), ces filières contribuent à fixer à nouveau, une population jeune à Angoulême. Les étudiant·e·s trouvent souvent du travail à la sortie de leurs études sur ce campus. Mais certaines de ces filières, privées, vendent leur enseignement trop cher pour la plupart des jeunes (l’une d’entre elles facture une année à 7.000 euros). Il est essentiel que l’enseignement public continue d’offrir une formation de qualité afin que chaque étudiant·e qui souhaite intégrer ces filières soit en capacité de le faire.

Je souhaite remercier chaleureusement les insoumis·e·s de Charente pour leur accueil et l’organisation de ce déplacement. Un grand merci également à l’équipe du livret “Culture” de la France insoumise pour leur implication et la coordination de ces journées !