La semaine dernière nous avons été amené à nous prononcer sur les mesures d’urgences proposées par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19.

Face à la crise sanitaire qui bouleverse notre pays et ses habitudes, l’exécutif a élaboré un projet de loi, adopté en soixante-douze heures, qui est loin de répondre aux attentes.

Le Président de la République avait annoncé qu’il y aurait un avant et un après coronavirus, nous étions alors en mesure de penser que les choses évolueraient dans le bon sens, mais il n’en est rien. Nous sommes évidemment toutes et tous en faveur d’une unité nationale, mais celle-ci ne doit se faire au détriment d’une continuité démocratique. Par l’instauration de ces mesures d’urgence, le gouvernement risque de mettre à mal les 35h et les congés payés, sans donner de date limite.


Pourtant, il était possible de mettre en place des mesures plus justes et mieux équilibrées. Notre groupe parlementaire a proposé 11 mesures d’urgence que je vous invite à retrouver ici. Sans surprise, aucune de ces mesures n’a été adopté à l’Assemblée. Nous restons convaincus que l’intérêt général doit prévaloir sur tous les intérêts particuliers. Le salut commun doit l’emporter sur la loi du marché.