Le jour même où nous recevions à l’Assemblée Nationale la jeune Greta Thunberg, venue délivrer aux Parlementaires Français une mise en garde contre la catastrophe écologique en cours, ainsi qu’un appel solennel à la responsabilité historique de la classe politique face à l’urgence climatique, une majorité de député a approuvé l’accord de libre échange entre la France et le Canada dénommé CETA.

Sans l’intervention du groupe parlementaire La France Insoumise, dont les membres luttent contre cet accord depuis 2013, ce vote aurait été effectué en pleine nuit, comme pour l’interdiction du glyphosate. Mais nous avons obtenus que ce vote soit un vote solennel, contraignant toute la représentation nationale à se prononcer sur le texte, à visage découvert.

Alors que la crise écologique est une réalité scientifique incontestable, pas un mot dans le CETA concernant les questions climatiques, la biodiversité ou même l’Accord de Paris. Au contraire, ce sont bien l’augmentation des échanges et l’importation de biens produits de l’autre côté de l’Atlantique que prône ce traité, qui de plus offre aux acteurs économiques et aux lobbies un mécanisme de règlement des différends entre les entreprises et les États leur permettant de contester certaines politiques environnementales.

Je suis scandalisé que dans le contexte actuel, les députés de la majorité aient pu apporter leur soutien à cet accord qui livre en pâture nos agriculteurs, en Ariège et ailleurs, à la concurrence déloyale de producteurs qui ne respectent pas les normes environnementales et sociales en vigueur dans notre pays.

La société civile ne doit pas démissionner face aux décisions absurdes et contradictoires du gouvernement Macron. La France Insoumise ainsi que toutes celles et ceux qui dénoncent depuis des années le CETA ont perdu une importante bataille lors du vote de mardi. Mais la lutte ne doit pas s’arrêter là car nous n’avons pas le droit d’échouer. Pour l’avenir de nos enfants et pour défendre la transition écologique et paysanne indispensable à la sérénité de la civilisation humaine, j’appelle tou.t.e.s les citoyen.ne.s à se mobiliser pour exiger le retrait de cet accord scélérat.

Avec mes collègues député·es du groupe parlementaire La France Insoumise, nous continuerons de proposer un autre modèle de société, conforme aux aspirations du plus grand nombre. Une alternative est possible.