« Au mois d’avril, le Président Emmanuel Macron et le Ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer péroraient qu’il n’y aurait aucune fermeture d’école jusqu’en 2022.

Alors que le premier annonçait « ne plus avoir d’ici à la fin du quinquennat de nouvelles fermetures, ni d’hôpitaux ni d’écoles », le second renchérissait « Nous ne fermerons pas d’écoles primaires à la rentrée, c’est la première fois qu’un gouvernement s’engage à cela, rendez-vous compte, c’est énorme ».
Il n’aura pas fallu trois mois pour que leurs engagements soient bafoués. Les subtilités de la novlangue gouvernementale, où sous-entendus et insinuations sont monnaie courante, auront eu raison des 400 écoles rurales qui devraient fermer leurs portes dès la rentrée prochaine. Cette information a été révélée par le journal Le Parisien dans un article du 1 juillet 2019.

En effet, la déclaration du Chef de l’Etat lors de sa conférence de presse post Grand Débat était accompagnée d’une précision pour le moins cruciale : les fermetures d’écoles ne pourraient avoir lieu « sans l’accord du maire ».
D’après Le Parisien, sur les 400 écoles qui sont vouées à disparaître, « pour 150 d’entre elles, la décision relève de l’administration. (…) Toutes les autres, 250, résultent de fusions et de regroupements « préparés en concertation avec les élus », explique-t-on rue de Grenelle. ».
Les communes rurales seront les plus impactées. Aujourd’hui, lorsqu’une école ferme, c’est une insulte faite à l’avenir.

Jusqu’où ce Gouvernement ira dans la casse de nos services publics et l’intensification de l’inégalité territoriale ? »